mercredi 18 novembre 2009

Miss Zen et les paradoxes



Assise dans mon fauteuil, le soleil vient chatouiller mon ventre…
Je pense à ma vie rêvée…je pense à ce livre, je pense à ma vie de maman…
Je m’autorise à voir la vie en rose : profiter de ces mois entre deux rives, profiter de ce renouveau, de ces promesses…

J’aime porter n’importe quoi le dimanche matin. Je m’imagine en pyjama d’homme et peignoir en coton d’Egypte, bordé d’un très chic liseré bleu marine : une sorte de Katharine Hepburn racée…
Mais voilà, je finis toujours en romanichelle avec pyjama bariolé, pantoufles chinoises à fleurs, chaussettes à motifs ridicules et mon gros gilet bouclette rose fushia bordé d’un gros ruban de velours marron (acheté à Kansas City un soir de jet-lag prononcé)…..

Il me semble que Sophie Marceau n’a jamais été aussi belle, je rêve de son teint, de la couleur ambrée de sa peau, de ce corps fuselé….
Mais je fonds devant la joie de vivre et l’énergie d’Hélène Darozze (excellent documentaire de Vivolta sur cette chef étoilée). Elle aime les bonnes choses, elle les recherche, elle les savoure et ça se voit dans ce corps tout en rondeur suave….

Même débat en suivant deux mamans : la première pousse un enfant de 2 ans, elle pèse 42 kilos toute habillée et mouillée, elle est moulée dans un slim, perchée sur des boots à talon, sa crinière brillante est parfaitement coiffée dans une vieille casquette chic. Son fils pourrait poser dans un magazine….
La deuxième est juste fagotée : de vieux mocassins, un pull sans couleur, ni forme, un jeans qui met très en valeur un gros popotin, moelleux et probablement cellulitique. Ses filles sortent du catalogue Cyrillus de 1978.
Et pourtant, elle est bien plus radieuse que la première, probablement plus en paix….
Ah cette fichue tyrannie des apparences….

Et comme toujours cette envie de faire mille choses, ce papillonnement permanent, ce manque de discipline et pourtant cette envie de rituels, d’habitudes…

vendredi 13 novembre 2009

Miss Zen qui peste, Miss Zen qui savoure…..



Je me réjouissais de lire « L’éveil » de Kate Chopin, je l’avais précieusement gardé pour un long week-end, au chaud. Ce 11 novembre me semblait idéal, je m’étais planifié un petit doublé « RTT – jour férié ». J’ai donc ressorti, de ma pile, l’ouvrage conservé pour l’occasion et j’ai relu l’article qui m’avait donné envie de ce livre, on y évoquait des similitudes avec « Une chambre à soi » de Virginia Woolf, et même « Madame Bovary ». Déception.
Je me suis endormie sur un récit englué dans des descriptions lentes et poussives, ne parvenant jamais à me lier à ce personnage féminin qui m’a semblé si puéril et enfantin. Un classique de la littérature américaine qui ne deviendra pas l’un des miens.

Par contre, je n’attendais rien d’un DVD acheté à vil prix « Beatrix Potter ».
Je ne tiens pas Renée Zellweger pour une grande actrice, mais j’étais quand même intriguée par la présence d’Ewan Mcgregor et le texte de la pochette « il aura fallu tout son courage pour qu'elle puisse vivre, aimer et exister comme aucune femme avant elle. Elle a racheté les immenses paysages de la campagne anglaise qui l'ont inspirée pour en faire don aux générations futures…, »
Pour le coup, j’ai passé une excellente soirée girly même si Miss Renée ferait bien de contrôler ses incessantes moues grimaçantes…. Pour info, Beatrix Potter est un célèbre auteur pour enfant, très connue pour ces délicates illustrations de lapinous et autres petits animaux trop mignons….

J’ai pu remarquer que mon immeuble s’était doté du modèle « petit enfant apprenant (péniblement) à jouer de la flûte » : j’essaye de couvrir la mélopée par un CD mais les efforts désespèrés de l’enfant se soldent trop souvent par des altos aussi aigus qu’une craie sur un tableau…. J’hésite à faire intervenir « Amnesty International ». Mais finalement, je suis prise d’un fou rire, je me souviens de mes tragiques tentatives musicales tellement pathétiques que je fus la seule élève dispensée de chorale et de partition de flûte ! J’espère que cet enfant aura un professeur aussi pragmatique que le mien….

J’ai aussi eu la brillante idée de me rendre au BHV, le 11 novembre au matin, en pensant n’y trouver personne ; me voilà perdue dans le dédale des sens uniques du quartier. Je ne sais pas quel esprit foutraque a conçu le plan de circulation : il faut l’enfermer séance tenante. Grâce à un ingénieux système, vous vous retrouvez à tourner en rond pendant des kilomètres sans jamais pouvoir repartir vers les quais….
Au feu, un couple m’interpelle les yeux hagards et paniqués « vous pourriez nous dire comment retrouver la rue de Rivoli » : mes bonnes gens, il faudrait demander à Stanley et Livingstone, seuls des explorateurs chevronés pourraient nous en sortir !
Je déboule exasperée dans le grand Bazar. Je déteste les grands magasins et les grandes surfaces : les longs rayons uniformisés, la masse des marchandises criardes et l’odeur poisseuse de la foule hébetée agissent sur moi tel un puissant anxiogène…
Mais le BHV est une petite merveille de désuétude, ce joyeux bric à brac me ravit. Je cherchais depuis 3 semaines du cirage brun, un bon vieux pot de cirage à l’ancienne qui se révéla impossible à trouver : on ne vend plus que ces tubes de cirage liquide de basse qualité qui laisse des traces sans entretenir le cuir… Quelle ne fut pas ma joyeuse surprise de découvrir dans le rayon cirage un choix d’une dizaine de pots ! Quel autre magasin vous propose un « brun parisien » ou un « fauve cognac » ?
Dommage que mon gros bidon me pèse, j’aurais bien passé la journée au rayon droguerie ou à la cantine pour observer les vieux bricoleurs et les copines retraitées, montées de la province, assis autour de tables en formica, ne prêtant pas la moindre attention à cette vue magique sur les toits de Paris…..

lundi 9 novembre 2009

Inspirations



J’ai entendu pour la première fois la voix d’Anna Gavalda. C’était un matin de la semaine dernière à la radio. Elle m’a mise en joie car elle est évidemment charmante et charmeuse, un peu comme ses livres.
J’aime penser (en toute modestie) que je fais aussi partie de la secte des contemplatives, celles qui aiment observer à l’abri des regards, celles qui font partie des discrètes…
Je savoure quand elle raconte ses voyages en metro, ses petites anecdotes du quotidien qui sont sa marque.
J’avais éprouvé le même ravissement en écoutant Claudie Gallay (Les déferlantes), moins pétillante mais dont j’apprécie aussi une certaine approche de l’écriture et de l’ordinaire.
Ces 2 auteurs me rappellent de ne pas aller trop vite, d’avancer doucement et d’observer. J’ai lu quelque part que la précipitation est l’œuvre du diable… .une jolie invitation à ralentir !
Pendre son temps, sculpter, tailler les phrases, les mots : apprivoiser son histoire doucement, tous les jours, sans croire que cela tombera du ciel.
Deux auteurs qui prennent leur temps, qui ont longtemps conjugué écriture et obligations familiales, professionnelles.
Ces deux auteurs me donnent de l’espoir, du courage, de l’envie …
Et en cerise sur le gâteau, j’ajouterais Laura Ingalls Wilder qui a publié à 65 ans le premier tome de "La Petite Maison dans la Prairie" : ne jamais renoncer, ne jamais désespérer.
Donner du temps au temps : j’espère y arriver, j’espère pouvoir décoller mon nez du guidon et mettre plus d’énergie dans ce qui me tient vraiment à cœur.
L’avenir me le dira.

mardi 3 novembre 2009

Aujourd’hui, demain….bientôt



Aujourd’hui, je suis rentrée plus tôt pour souffler, me reposer.
Je croule sous le boulot. Ma To-Do-List ne cesse de s’allonger, j’ai l’impression que tout arrive en même temps. Il y a tant à faire et je suis de plus en plus lente. Je me fatigue de plus en plus vite.
J’aimerais me poser, respirer, profiter. Je décompte les jours comme un prisonnier.

Je voudrais arrêter cet esprit du singe qui saute d’idée en idée, de pensée en pensée….
Je voudrais tendre l’oreille et faire de la place pour ma petite voix, retrouver ma petite musique….

Bientôt….
Demain et pourquoi pas aujourd’hui ?

Prendre ma voiture le matin, bifurquer en route pour faire l’école buissonnière, comme ça sur un coup de tête !

Aller me promener au Musée Guimet, flâner à la Maison de la culture du Japon

M’offrir une manucure

Me plonger dans un roman de plage en plein hiver

Ou au contraire défier mes cellules grises : acheter un essai, une revue. Réfléchir pour de vrai.

Faire couper mes cheveux tout courts ou me teindre en blonde ?

Déjeuner seule, observer, noter, s’inspirer

M’installer face à la fenêtre : une tasse de thé, mon stylo préféré, allumer ma petite lampe : laisser les mots venir.

Écrire au hasard, ne pas chercher la structure, le fil, l’intrigue : parler de ses yeux, de ses mouchoirs cousus mains, de sa gourmandise, de sa palette… Reprendre le chemin de sa vie au fil des pages. Transmettre une émotion.

Prendre le temps, lui parler, déguster…

mardi 27 octobre 2009

En route vers la mémérisation ?



Je suis inquiète. Ces derniers temps, j’ai d’étranges plaisirs : ranger, mettre de l’ordre, trier, nettoyer. Et cela tourne à l’obsession !

Ce week-end, je me suis surprise à m’enflammer suite à l’achat de 4 boîtes hermétiques à glisser en-dessous de mon lit….. Autrefois, seules 4 paires de chaussures neuves auraient pu me mettre dans cet état !

Je prends aussi mon pied en ouvrant les portes de ma garde-robe pour contempler mes vêtements rangés par couleurs et mes chaussures enfin triées et parfaitement alignées ……

Plus sérieux : je suis devenue une fan des pages rangement de La Redoute et des 3 Suisses, vous savez ces pages remplies de gadgets idiots et inutiles…. Pire, je feuillette même le catalogue Temps L, le summum du catalogue moche et débile, le catalogue idéal pour trouver le cadeau parfait pour son pire ennemi. Je me demande même qui peut commander ces trucs….moi peut-être ?
Là, j’attends un porte serviette à suspendre sur une porte, j’ai décidé de mettre de l’ordre dans les écharpes et les foulards… ..pffffffff

Peut-être que je veux préparer le nid parfait ?
Peut-être que je me dis que c’est ma dernière chance de voir cet appart impeccablement rangé avant le déferlement de jouets multicolores, de poussette et autres accessoires très designs ?
C’est grave docteur ?

jeudi 22 octobre 2009

Une semaine de petits plaisirs



Bien sûr, il y a bien eu quelques contrariétés : la pluie, le froid, les embouteillages, les chauffages en panne, les enfantillages au bureau, les emmerdeurs, les geignards, les projets qu’on voudrait voir disparaître….
Bien sûr, j’aurais préféré rester chez moi, dans ma bulle….

Mais j’ai quand même bien fait de sortir de mon lit pour :

Déguster les bons petits plats de ma maman : un Waterzooï, des croquettes aux crevettes et une tarte au riz, shlurp !
Ouvrir mes cadeaux bruxellois : commencer à apprendre par cœur « J’éleve mon enfant », paniquer un peu et puis saliver devant les recettes du dernier Jamie Oliver…..
Rentrer le soir, plonger sous la couette, ajouter une grosse couverture en laine et me blottir contre le castor pour lire un bon polar…
Revoir le prince de Lili et recevoir de magnifiques roses blanches dignes d’une archiduchesse, les admirer, me sentir flattée….
Faire des ensembles avec les premières tenues « made in Lili » du petit taureau, m’amuser comme une petite fille, comme quand je jouais aux Barbie…
Ouvrir un petit paquet expédié de Rome, y découvrir du papier à lettres fabriqué à la main dans la petite ville d'Almafi : il n'y a que ma sorelina italienne pour penser à un cadeau aussi délicieux, aussi raffiné, aussi poétique.
Aller déjeuner avec Violinette, ne parler que de bébé sans avoir besoin de faire semblant de s’intéresser à autre chose....rougir de plaisir en ouvrant toutes mes surprises….
Dévorer ses cakes aux noix de pécan… essayer de n’en manger qu’un par jour, mais je crois que je vais craquer dès que j’aurai posté ce billet….

Vous voyez, j’ai vraiment bien fait de sortir de mon cocon ….
Et vous quelques jolies surprises à partager pour oublier la pluie ?

jeudi 15 octobre 2009

Une journée particulière



Mercredi, c’était mon anniversaire. J’ai beaucoup travaillé, j’ai mangé des gnocchis dans mon canapé en regardant d'un oeil distrait une "girlitude" sur Canal, mon Castor était loin, le chauffage ne fonctionnait toujours pas, je me suis endormie à 22.00.

Mais..... c’était un très bon anniversaire :

-Le Castor avait caché une carte et deux petites surprises pour moi !
-J’ai reçu plein de messages, d’appels et de petits mots : des amies très proches mais aussi des vieilles connaissances d’une autre époque, d’une autre vie et même d’une ancienne fidèle bloggeuse… (parfois c'est sympa Facebook). Et une collègue m’a offert des macarons dans des couleurs super rigolotes.
-j’ai parlé au petit taureau qui s’amusait bien dans mon bidon! J’ai regardé, avec un sourire niais, les photos de la dernière écho ….mais oui : c’est lui le plus beau !
-je ne me suis pas offert de cadeaux mais j’ai fait beaucoup mieux : j’ai fait un don à Global Giving . J’avais entendu parler d’eux dans un article sur la condition des femmes dans le monde. GlobalGiving est un site de micro-crédit qui soutient des projets divers et variés à travers le monde, classés par région, par thème. J’ai choisi de soutenir un programme d’éducation de petites filles népalaises, qui leur permet d’échapper à une vie d’esclavage. Avec 20 dollars, j’ai financé toute une année scolaire pour une petite fille. C’est merveilleux de parcourir tous ces programmes, de voir qu’il y a des gens qui font des choses aussi formidables et qui ne reçoivent pas de gros bonus….

Et bien vous savez quoi ? Encore une fois, c’était vraiment un très bon anniversaire…..surtout que je dois encore manger mon gateau !