
Assise dans mon fauteuil, le soleil vient chatouiller mon ventre…
Je pense à ma vie rêvée…je pense à ce livre, je pense à ma vie de maman…
Je m’autorise à voir la vie en rose : profiter de ces mois entre deux rives, profiter de ce renouveau, de ces promesses…
J’aime porter n’importe quoi le dimanche matin. Je m’imagine en pyjama d’homme et peignoir en coton d’Egypte, bordé d’un très chic liseré bleu marine : une sorte de Katharine Hepburn racée…
Mais voilà, je finis toujours en romanichelle avec pyjama bariolé, pantoufles chinoises à fleurs, chaussettes à motifs ridicules et mon gros gilet bouclette rose fushia bordé d’un gros ruban de velours marron (acheté à Kansas City un soir de jet-lag prononcé)…..
Il me semble que Sophie Marceau n’a jamais été aussi belle, je rêve de son teint, de la couleur ambrée de sa peau, de ce corps fuselé….
Mais je fonds devant la joie de vivre et l’énergie d’Hélène Darozze (excellent documentaire de Vivolta sur cette chef étoilée). Elle aime les bonnes choses, elle les recherche, elle les savoure et ça se voit dans ce corps tout en rondeur suave….
Même débat en suivant deux mamans : la première pousse un enfant de 2 ans, elle pèse 42 kilos toute habillée et mouillée, elle est moulée dans un slim, perchée sur des boots à talon, sa crinière brillante est parfaitement coiffée dans une vieille casquette chic. Son fils pourrait poser dans un magazine….
La deuxième est juste fagotée : de vieux mocassins, un pull sans couleur, ni forme, un jeans qui met très en valeur un gros popotin, moelleux et probablement cellulitique. Ses filles sortent du catalogue Cyrillus de 1978.
Et pourtant, elle est bien plus radieuse que la première, probablement plus en paix….
Ah cette fichue tyrannie des apparences….
Et comme toujours cette envie de faire mille choses, ce papillonnement permanent, ce manque de discipline et pourtant cette envie de rituels, d’habitudes…









